BONALY Surya
Née le 15 décembre 1973 à Nice.
Entraîneurs: Annick et Didier Gailhaguet puis André Brunet,Alain Giletti et Suzanne Bonaly (sa mère).
Club: CSG Champigny puis CSG Pralognan.
Jeux Olympiques: 5e (1992), 4e (1994), 10e (1998).
Championnats du monde: 10e (1989), 9e (1990), 5e (1991-1996), 2e(1993-1994-1995).
Championnats d'Europe: 8e (1989), 4e (1990), 2e (1996), 1ere(1991-1992-1993-1994-1995).
Championnats de France: 1ere(1989-1990-1991-1992-1993-1994-1995-1996-1997).
Par le miracle de la télévision,le grand rayonnement médiatique et l'extrême popularité du patinage artistique, Surya Bonaly est devenue assez rapidement l'une des Françaises les plus connues dans le monde entier entre les années 1990 et l'An 2000.
Championne brillante au talent athlétique exceptionnel mais aussi patineuse de couleur au charme exotique, elle sutcultiver sa singularité dans un milieu longtemps traditionnaliste,voire sectaire où il lui fut toujours très difficile d'imposersa "différence".
D'origine réunionnaise et adoptée à 18 mois par des parents qui ne cachaient pas leur penchant écologique, Surya Bonaly a incarné à la fois la réussite précoce, la volonté extrême d'atteindre les sommets et une sorte de malédiction lui empêchant systématiquement de décrocher le titre suprême (mondial ou olympique).
Cinq fois championne d'Europe, neuf fois championne de France, sa carrière fabuleuse l'a laissée au lendemain de ses adieux aux Jeux de Nagano, en février 1998, sur une note un peu amère, même si sur la glace de White Ring, à Nagano,elle signa ses adieux par un saut périlleux formellement interdit en compétition, comme pour dire en forme d'espièglerie aux juges et à ses détracteurs: "salut, je m'en vais vers ce que j'aime: l'acrobatie et le spectacle!"
Elle aurait mérité cent fois de décrocher la médaille d'or aux championnats du monde qu'elle frôla à Prague, en 1993, à Chiba au Japon, en 1994 et à Birmingham, en 1995.
Injuste: le destin lui fut chaque fois contraire.Devancée d'abord par Oksana Baïul (Ukraine) puis par Yuka Sato(Japon) et Chen Lu (Chine). Elle fut le plus souvent victime de l'influence du lobby anglo-saxon et d'une polémique quasi permanente sur la qualité de sa glisse et la précision de ses receptions de sauts sans parler d'un sens artistique contesté dès ses premières apparitions dans le concert international, alors que sa féminité et son élégance sur la glace ne cessèrent de s'améliorer.
Souvent au coeur de polémiques, hyperprotégée par une mère adoptive remarquable éducatrice mais assez possessive et d'une intransigeance souvent dérangeante,Surya Bonaly a toujours fait front avec un admirable courage, un mental de compétitrice exemplaire, un comportement de battante digne de respect.
De son vrai prénom Claudine, elle fut appelée dès son adoption Surya par ses parents Georges et Suzanne Bonaly qui avaient fait Katmandou. Surya signifie soleil en Inde. Elle découvrit dès son enfance du côté de Gilette,sous les oliviers de Provence, le goût de la vie simple...le contraire en fait du clinquant et des paillettes du patinage.
Ses premiers sports furent le trampoline et le tumbling. C'est en 1985 que Didier Gailhaguet la repéra sur la glace de la patinoire Jean-Bouin à Nice, lors d'un stage de l'équipe de France. Epoustoufflé par le brio athlétique de Surya, Didier Gailhaguet proposa à la famille de venir s'installer dans la région parisienne. Pendant quatre mois, les Bonaly vécurent ainsi dans une caravane sur le parking de la patinoire de Champigny!
Dès lors, le destin de Surya Bonaly était scellé. Elle voulait devenir une grande championne de patinage artistique et le rêve s'accomplit. D'abord avec le premier titre national juniors, de 1988 à Cherbourg puis le premier titre national seniors, à Caen en 1989, longue série qui durera jusqu'en1997. En 1991, titre mondial juniors, à Budapest, saison également de son premier titre européen seniors, à Sofia. Elle avait17 ans.
Deux événements majeurs ontmarqué sa carrière: les Jeux d'Albertville en 1992 et le Mondialà Chiba au Japon, en 1994.
A Albertville, avec l'organisation des Jeuxen France, la pression était terrible. Le couturier Christian Lacroixavait confectionné deux tuniques spéciales pour Surya, celle-ciparmi les favorites avec Kristi Yamaguchi (Etats-Unis), Midori Ito (Japon),longtemps son idole et Nancy Kerrigan (Etats-Unis).
Beaucoup de tension, beaucoup de stress. EtSurya qui s'élança d'entrée dans le libre sur un quadruple boucle piqué qu'elle croyait avoir totalement réussi (il manquait un quart de tour)... flancha sur les sauts suivants. Sévèrement notée, elle se classa finalement cinquième. Elle était surtout déçue que sa mère, au dernier moment, ait été écartée du bord de piste car deux personnes seulement étaient autorisées selon le règlement (AnnickGailhaguet, la chorégraphe et Didier Gailhaguet, l'entraîneur).La dispute qui éclata ensuite fut à l'origine d'une rupturedu clan Bonaly avec les Gailhaguet.
Autre clash à Chiba au Japon, en 1994,où en l'absence des trois médaillées des Jeux de Lillehammer- Oksana Baïul (Ukraine), Nancy Kerrigan (Etats-Unis), Chen Lu (Chine)- il semblait que le titre mondial ne pouvait échapper à SuryaBonaly. Tout se joua dans le libre et sur une place de juge...en faveur dela Japonaise peu renommée, Yuka Sato.
Un véritable scandale! La malheureuse Surya Bonaly, en pleurs, refusa de monter sur le podium, tenant tristement dans sa main une médaille d'argent dont elle avait honte. Sous lechoc, un jury de l'ISU (Fédération internationale) s'est réuni dès le lendemain pour envisager une sanction éventuelle après cette attitude jugée par certains très inconvenante devant les caméras de télévision. La thèse d'une réaction humaine "excusable" fut finalement retenue...
Surya Bonaly, malgré une rupture dutendon d'Achille au printemps 1996, lors de la tournée Tom Collins,à Dallas (Texas), a courageusement voulu continuer jusqu'aux Jeux de Nagano en 1998 (10e). Puis, elle a commencé une carrièreprofessionnelle brillante, étant très sollicitée auxEtats-Unis pour de multiples spectacles sur glace et compétitions pros.
PRIS SUR patinage-on-ice.skyblog.com
Née le 15 décembre 1973 à Nice.
Entraîneurs: Annick et Didier Gailhaguet puis André Brunet,Alain Giletti et Suzanne Bonaly (sa mère).
Club: CSG Champigny puis CSG Pralognan.
Jeux Olympiques: 5e (1992), 4e (1994), 10e (1998).
Championnats du monde: 10e (1989), 9e (1990), 5e (1991-1996), 2e(1993-1994-1995).
Championnats d'Europe: 8e (1989), 4e (1990), 2e (1996), 1ere(1991-1992-1993-1994-1995).
Championnats de France: 1ere(1989-1990-1991-1992-1993-1994-1995-1996-1997).
Par le miracle de la télévision,le grand rayonnement médiatique et l'extrême popularité du patinage artistique, Surya Bonaly est devenue assez rapidement l'une des Françaises les plus connues dans le monde entier entre les années 1990 et l'An 2000.
Championne brillante au talent athlétique exceptionnel mais aussi patineuse de couleur au charme exotique, elle sutcultiver sa singularité dans un milieu longtemps traditionnaliste,voire sectaire où il lui fut toujours très difficile d'imposersa "différence".
D'origine réunionnaise et adoptée à 18 mois par des parents qui ne cachaient pas leur penchant écologique, Surya Bonaly a incarné à la fois la réussite précoce, la volonté extrême d'atteindre les sommets et une sorte de malédiction lui empêchant systématiquement de décrocher le titre suprême (mondial ou olympique).
Cinq fois championne d'Europe, neuf fois championne de France, sa carrière fabuleuse l'a laissée au lendemain de ses adieux aux Jeux de Nagano, en février 1998, sur une note un peu amère, même si sur la glace de White Ring, à Nagano,elle signa ses adieux par un saut périlleux formellement interdit en compétition, comme pour dire en forme d'espièglerie aux juges et à ses détracteurs: "salut, je m'en vais vers ce que j'aime: l'acrobatie et le spectacle!"
Elle aurait mérité cent fois de décrocher la médaille d'or aux championnats du monde qu'elle frôla à Prague, en 1993, à Chiba au Japon, en 1994 et à Birmingham, en 1995.
Injuste: le destin lui fut chaque fois contraire.Devancée d'abord par Oksana Baïul (Ukraine) puis par Yuka Sato(Japon) et Chen Lu (Chine). Elle fut le plus souvent victime de l'influence du lobby anglo-saxon et d'une polémique quasi permanente sur la qualité de sa glisse et la précision de ses receptions de sauts sans parler d'un sens artistique contesté dès ses premières apparitions dans le concert international, alors que sa féminité et son élégance sur la glace ne cessèrent de s'améliorer.
Souvent au coeur de polémiques, hyperprotégée par une mère adoptive remarquable éducatrice mais assez possessive et d'une intransigeance souvent dérangeante,Surya Bonaly a toujours fait front avec un admirable courage, un mental de compétitrice exemplaire, un comportement de battante digne de respect.
De son vrai prénom Claudine, elle fut appelée dès son adoption Surya par ses parents Georges et Suzanne Bonaly qui avaient fait Katmandou. Surya signifie soleil en Inde. Elle découvrit dès son enfance du côté de Gilette,sous les oliviers de Provence, le goût de la vie simple...le contraire en fait du clinquant et des paillettes du patinage.
Ses premiers sports furent le trampoline et le tumbling. C'est en 1985 que Didier Gailhaguet la repéra sur la glace de la patinoire Jean-Bouin à Nice, lors d'un stage de l'équipe de France. Epoustoufflé par le brio athlétique de Surya, Didier Gailhaguet proposa à la famille de venir s'installer dans la région parisienne. Pendant quatre mois, les Bonaly vécurent ainsi dans une caravane sur le parking de la patinoire de Champigny!
Dès lors, le destin de Surya Bonaly était scellé. Elle voulait devenir une grande championne de patinage artistique et le rêve s'accomplit. D'abord avec le premier titre national juniors, de 1988 à Cherbourg puis le premier titre national seniors, à Caen en 1989, longue série qui durera jusqu'en1997. En 1991, titre mondial juniors, à Budapest, saison également de son premier titre européen seniors, à Sofia. Elle avait17 ans.
Deux événements majeurs ontmarqué sa carrière: les Jeux d'Albertville en 1992 et le Mondialà Chiba au Japon, en 1994.
A Albertville, avec l'organisation des Jeuxen France, la pression était terrible. Le couturier Christian Lacroixavait confectionné deux tuniques spéciales pour Surya, celle-ciparmi les favorites avec Kristi Yamaguchi (Etats-Unis), Midori Ito (Japon),longtemps son idole et Nancy Kerrigan (Etats-Unis).
Beaucoup de tension, beaucoup de stress. EtSurya qui s'élança d'entrée dans le libre sur un quadruple boucle piqué qu'elle croyait avoir totalement réussi (il manquait un quart de tour)... flancha sur les sauts suivants. Sévèrement notée, elle se classa finalement cinquième. Elle était surtout déçue que sa mère, au dernier moment, ait été écartée du bord de piste car deux personnes seulement étaient autorisées selon le règlement (AnnickGailhaguet, la chorégraphe et Didier Gailhaguet, l'entraîneur).La dispute qui éclata ensuite fut à l'origine d'une rupturedu clan Bonaly avec les Gailhaguet.
Autre clash à Chiba au Japon, en 1994,où en l'absence des trois médaillées des Jeux de Lillehammer- Oksana Baïul (Ukraine), Nancy Kerrigan (Etats-Unis), Chen Lu (Chine)- il semblait que le titre mondial ne pouvait échapper à SuryaBonaly. Tout se joua dans le libre et sur une place de juge...en faveur dela Japonaise peu renommée, Yuka Sato.
Un véritable scandale! La malheureuse Surya Bonaly, en pleurs, refusa de monter sur le podium, tenant tristement dans sa main une médaille d'argent dont elle avait honte. Sous lechoc, un jury de l'ISU (Fédération internationale) s'est réuni dès le lendemain pour envisager une sanction éventuelle après cette attitude jugée par certains très inconvenante devant les caméras de télévision. La thèse d'une réaction humaine "excusable" fut finalement retenue...
Surya Bonaly, malgré une rupture dutendon d'Achille au printemps 1996, lors de la tournée Tom Collins,à Dallas (Texas), a courageusement voulu continuer jusqu'aux Jeux de Nagano en 1998 (10e). Puis, elle a commencé une carrièreprofessionnelle brillante, étant très sollicitée auxEtats-Unis pour de multiples spectacles sur glace et compétitions pros.
PRIS SUR patinage-on-ice.skyblog.com
